Cher ancien retraitant,

Avec Noël le bulletin électronique est un peu plus long ! je sais que la période pour certains ne s'y prête pas mais ce que vous ne lirez pas tout de suite vous le ferez plus tard.
Je rends grâce au Seigneur et à la prière des sept Communautés contemplatives qui nous soutiennent du nombre important de retraitants des dernières retraites  !
Soyez attentifs aux retraites d'enfants en région parisienne et à Nantes où je serai aidé par un séminariste de notre Fraternité et le Père Ceslas de la Fraternité St Vincent Ferrier; il reste de nombreuses places pour des enfants qui veulent connaître Jésus mieux, L'aimer et Le servir  ! 

A noter que deux retraites pour adultes mixtes ont été rajoutées à savoir à la nouvelle Maison de l' Institut du Bon Pasteur près de Poitiers et en Belgique ( dates sur le site).

Si vous avez un peu de temps dites moi si la forme et le fond de ce Bulletin vous conviennent et n'hésitez pas à nous transmettre des courriels de personnes qui seraient intéressées .

Enfin recevez mes vœux très fervents de Sainte et Joyeuse fête de Noël pour vous et les vôtres, dans l'attente de vous lire ou de vous retrouver à une retraite ou à une récollection

 

 

abbé François Pozzetto FSSP
Maison Saint Maurice
"la Bergerie"
660 chemin des Gardes
F.74410 St Jorioz
0033 4 50 68 95 91
0033 6 08 26 23 64
http://fssp.retraites.free.fr

 

Noël est la fête souriante et douce par excellence.

Sermon en la fête des Saints Innocents Saint Bernard de Clerveaux.

Examen de Consience

Recruter : les règles de zèle

Intentions du Pape

Prochaines retraites de Saint Ignace

Voyage en Terre Sainte

 

 

Noël est la fête souriante et douce par excellence

Noël est la fête souriante et douce par excellence. Le charme d’un berceau l’enveloppe d’une atmosphère qui attire et épanouit. Les coeurs s’ouvrent devant cet enfant sachant déjà la vie et les peines, et qui ne craint pas de les affronter pour nous. Son âme tout fraîche renouvelle les nôtres.

Tous les mystères de Jésus baignent dans une lumière d’En Haut qui agrandit et pacifie les âmes. Toujours et partout il fait voir par-delà les réalités éphémères et il les découvre des profondeurs. Un rayon d’infini et d’éternité émane de tout ce qu’il dit, de tout ce qu’il fait.   Son être sans bornes se projette dans toutes ses démarches et dans le plus simple de ses mouvements.

Noël est la fête de la joie : “ Je vous annonce une grande joie” (Lc 2,10), dit  l‘ange aux bergers. Cette joie a traversé l’histoire, et elle est restée attachée à cet anniversaire.

La joie de Noël n’est pas l’absence de peine. Il y a quelque chose de mieux que de supprimer la souffrance, c’est de l’utiliser.

Le grand art de Dieu consiste à tout faire servir à ses desseins. Il est la Joie Infinie et il fait de la joie même avec la douleur. Voilà pourquoi l’épreuve entoure le divin berceau : la pauvreté, l’indifférence, le mépris, la haine, la persécution et l’exil accueillent ce nouveau-né ; ce ne sont pas des ennemis qui le dominent, ce sont des serviteurs répondant à ses appels et exécutant ses ordres.

Trente ans plus tard, du haut de la montagne des Béatitudes, devant des foules immenses et devant le genre humain tout entier présent à Sa pensée, Il criera son étrange secret : « Bienheureux les pauvres d’esprit, bienheureux  les doux ; bienheureux  ceux qui pleurent, que l’on persécute.. » (Mat 5,3, suiv.).

Bethléem et l’humble berceau sont ces paroles vécues avant d’être prononcées. Il faut donc sourire à Jésus , pleurant non parce qu’il pleure, mais parce qu’ils trouve la joie même à pleurer ; ce qu’il y a de plus doux sur notre terre, ce n’est pas l’absence des pleurs mais le sourire né des pleurs.

En Dieu, il n’y a plus de contraires. Sourire et pleurer, être pauvre et être comblé, être dans le trouble et la paix profonde, Il unit tout cela parce qu’Il est plus grand que tout cela. Il est le sommet infini où toutes les réalités se fondent dans l’harmonie de Son Amour qui ne veut que le bien et qui est assez puissant, s’il trouve du mal, pour en tirer du bien.

Noël, c’est ce Bien, cet Amour, cette Joie rendus à notre terre et mis à la disposition de chacune de nos âmes.

Que faut-il pour entrer en possession de ces trésors célestes ?  Il faut faire comme Celui qui est le Maitre et nous les apporte : il faut se détacher. Nous ne les possédons pas, parce que nous sommes possédés. Notre cœur est vide d’eux parce que qu’il est empli de mille et mille autres choses. Le détachement n’est pas l’absence d’attaches, c’est l’attachement à ce qui est plus grand que nous. La soumission à un supérieur fait l’ordre, c’est la condition de la paix. L’obéissance à un inférieur, c’est l’esclavage.

Nous sommes fils de Dieu. Notre grandeur est de pouvoir participer à Sa vie et de posséder Son héritage. Tout ce qui n’est pas de Lui est trop petit pour nous.

Unis à Lui, nous sommes comblés ; en possession de tous les biens créés, nous restons vides. Soumis à Lui, nous sommes libres : nous restons vides. Soumis à Lui, nous sommes libres : attachés à la créature, nous sommes esclaves.

L’âme détachée a brisé ses chaînes et, comme l’oiseau, elle monte dans l’air pur qui est sa patrie.

C ‘était le chant de Jésus dans la crèche : « Gloire à Dieu sur les hauteurs et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. » .

Trop faible pour en faire retenir les airs, il confie à ses ministres le soin de le jeter aux échos de la colline bénie.

 

Dom Augustin Guillerand

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Sermon en la fête des Saints Innocents Saint Bernard de Clerveaux.

 

1. Béni soit le Seigneur Dieu, qui vient au nom de Dieu ,et qui a lui parmi nous.

Béni soit Son Nom de Gloire qui est aussi un Nom de Sainteté.

Le fruit Saint des entrailles de Marie n'est pas venu pour rien, mais Il a répandu parmi nous, avec une grande abondance, le nom et la grâce de la sainteté.

C'est par Lui, en effet, qu'Etienne est saint, que Jean est saint, que les Innocents sont saints, Aussi n'est-ce point sans raison que trois fêtes solennelles font suite à la fête de Noël, c'est non-seulement pour que notre piété trouve un aliment dans cette succession non interrompue de fêtes, mais pour que nous comprenions bien qu'elles sont comme un écoulement, comme un fruit de la fête même de Noël.

En effet, chacune de ces solennités nous rappelle trois sortes de sainteté auxquelles il serait bien difficile, je pense, d'en ajouter une quatrième, du moins parmi les hommes.

Saint Etienne nous offre l'exemple d'un martyr où le fait et la volonté se trouvent réunis ; saint Jean n'eut que la volonté du martyre et les saints Innocents n'en eurent que le fait. Tous ont bu le Calice du Salut, l'un en esprit et en vérité, l'autre en esprit et les derniers en vérité.

Le Seigneur avait dit à Jacques et à Jean : " Vous boirez en effet mon calice (Matt. XX, 23), " or il n'est pas possible de douter qu'Il voulait leur parler du Calice de Sa Passion.

Lorsque s'adressant à Pierre, il lui dit : " Suivez-moi (Joan. XXI, 20) " Il l'engageait évidemment à Le suivre dans la voie de Sa Passion.

Mais lui, se retournant, voit venir après lui, le disciple que Jésus aimait, et qui le suivait beaucoup moins encore en marchant sur ses pas, qu'en volant par le coeur à Sa suite.

Ainsi donc saint Jean but en effet le Calice du Salut, et suivit le Seigneur aussi bien que saint Pierre, bien que d'une manière différente; car s'il demeura sans souffrir effectivement dans son corps la passion du Seigneur, ce fut par suite d'une disposition toute divine, comme le Seigneur le dit expressément lui même en ces termes : "Quant à lui, je veux qu'il demeure ainsi jusqu'à ce que je revienne (Ibidem. 22). " C'est comme s'il avait dit : il veut me suivre ainsi, mais moi je veux qu'il reste comme il est.

 

2. Quant aux Saints Innocents, quelqu'un doute-t-il de leurs couronnes ? On ne peut douter que les enfants massacrés pour Jésus-Christ aient reçu la couronne du martyre, que lorsqu'on doute si ceux qui sont régénérés en Jésus-Christ, sont comptés au nombre des enfants d'adoption.

Comment peut-on croire en effet que cet enfant qui est né pour nous, non point contre nous, aurait souffert que les enfants, nés en même temps que lui, fussent, mis à mort à cause de lui, s'il n'avait point voulu leur assurer quelque chose de meilleur que la vie ?  De même qu'à cette époque, la seule circoncision, sans aucun acte de la volonté des enfants qui la recevaient, et maintenant le baptême suffit, de même pour le salut, ainsi le martyre souffert pour Jésus-Christ a du suffire également pour les sauver.

Si vous me demandez quels mérites ils ont eu aux yeux de Dieu pour être sauvés, je vous prierai de me dire quel était leur crime aux yeux d'Hérode pour être mis à mort.

Est-ce que par hasard la Bonté de Jésus-Christ serait moins grande pour les couronner, que la cruauté d'Hérode ne le fut pour les faire périr ?  Je veux bien que saint Etienne passe pour un martyr aux yeux des hommes, puisque sa mort parut volontaire de sa part, surtout quand on le voit plus inquiet pour ses propres persécuteurs, jusqu'au moment même où il rendit le dernier soupir, que pour lui-même, et oublier ses propres souffrances corporelles, pour ne songer qu'à compatir, du fond du cœur, au malheur des autres et à gémir plutôt sur leurs péchés que sur les coups qu'ils lui portaient.

Que saint Jean soit aussi un martyr aux yeux des anges qui, en leur qualité d'êtres spirituels, ont vu les dispositions de son coeur, cela n'empêche point qu'ils ne soient aussi de véritables martyrs à vos yeux, ô mon Dieu .Et si ni les hommes, ni les anges, n'ont vu aucun mérite en eux, les prévenances singulières de Votre Grâce ne s'en montrent pas moins pour cela en eux.

Vous avez tiré la louange la plus parfaite de la bouche des enfants qui ne pouvaient point parler encore (Psal. VIII, 3).

Les anges disent bien : " Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté (Luc. II, 14). "

C'est beaucoup sans doute, mais j'ose dire que ce n'est pas encore là une gloire parfaite, tant que ne s'est pas fait entendre celui qui dit : "Laissez venir à moi les petits enfants, parce que le Royaume des Cieux appartient à ceux qui leur ressemblent (Matth. XIX,14), " celui, dis-je, qui est la Paix des hommes et les sauve dans le Sacrement de sa Bonté, sans le concours de leur volonté.

 

3. Que ceux qui disputent sans fin sur le fait et l'intention considèrent et remarquent qu'il ne faut négliger ni l'un ni l'autre, à moins qu'il ne soient pas possible de les réunir; surtout qu'ils sachent bien que le fait ou l'intention, quand il est impossible de les réunir, non-seulement peut opérer le salut, mais même opère la sanctification.

Qu'ils soient encore fermement convaincus que le fait sans l'intention est réputé méritoire, pourvu qu'il ne soit pas contredit par l'intention; car ceux qui agissent avec une volonté feinte trouvent la damnation là où les enfants trouvent le salut.

De même il y a des cas où la volonté sans le fait, non pas contre le fait, suffit également.

Par exemple, un homme meurt avec l'intention louable, mais imparfaite encore et stérile, de souffrir le martyre, personne n'osera dire qu'il n'est pas sauvé.

En effet, il se peut que Dieu n'ait pas permis qu'il fût mis à l'épreuve, de peur qu'il ne vînt à faiblir et à se damner. Il est bien certain que s'il était exposé, avec une volonté faible, à une épreuve trop grande pour lui, et que sa volonté ne fût point fortifiée, il faiblirait, renierait sa Foi, et périrait pour toujours, s'il venait à mourir en cet état.

Car il est dit : " Je rougirai devant les anges de Dieu, de ceux qui auront rougi de moi devant les hommes (Luc. IX, 26). " Ainsi on peut être sauvé avec une volonté même imparfaite, lorsque le fait est impossible, on ne le peut plus quand l'acte fait défaut ou quand il est défectueux.

La même chose peut se produire dans l'ignorance ; efforçons-nous donc d'avoir la charité et d'y ajouter la pratique des bonnes œuvres, et ne regardons pas d'un oeil indifférent les péchés de faiblesse et d'ignorance, et rendons grâces à notre très-bon et très-libéral Sauveur, dans les sentiments d'une âme inquiète et timorée, de ce qu'il multiplie, avec une immense charité, les occasions de salut, pour les hommes, et se plaît, Lui qui veut que tous les hommes se sauvent et arrivent à la connaissance de la vérité (Joan. XVIII, 3), à trouver dans les uns le fait et l’intention réunis, dans les autres l'intention sans le fait, et, dans les troisièmes, le fait sans l'intention. Or la vie éternelle c'est que nous connaissions le vrai Dieu le Père,et celui qu'il a envoyé, Jésus-Christ, qui est un seul vrai Dieu avec le Père, béni par-dessus tout dans les siècles des siècles, ainsi soit-il.

 

Saint Bernard de Clervaux
 
 
 
 
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Examen de conscience

 Pour obtenir Miséricorde de Dieu à votre dernière heure, demandez-vous:

I° Est-ce que Je prie chaque jour pour obtenir la grâce d'une bonne mort?

2°Le soir, avant de me coucher, est-ce que je pense à cette grande Vérité que la mort approche?

3°Est-ce que je consacre chaque mois un jour de préparation à la mort?

4°Est-ce que j'évite tout ce qui pourrait m'inquiéter à la mort, et lorsque je suis tenté de faire quelque chose à demi, est-ce que je considère en moi-même, comment je voudrais l'avoir fait à l'heure de ma mort ou quand je serai en purgatoire?

5°/ Est-ce que je cherche à imiter les vertus du Sacré Coeur de Jésus

 

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Recruter : les règles de zèle

 

1° Le premier et le plus efficace de tous les moyens de zèle, c’est l’exemple. Il est évident, en effet, que c’est sur nous-mêmes que notre zèle doit d’abord s’exercer; et que, si nous ne pratiquons pas les vertus que nous cherchons à inculquer aux autres, nous tombons dans une contradiction honteuse, et nous détruisons tout l’effet de nos exhortations.

Au contraire, il n’y a pas de prédication comparable à l’exemple d’un vrai Chrétien qui sert Dieu sans ostentation comme sans faiblesse, ne laissant jamais paraitre aucun sentiment égoïste, et se montrant au contraire disposé à faire du bien à tous, dans la mesure de son pouvoir. Sa charité, l’empire qu’il a sur lui-même, et le bonheur qu’il éprouve d’étre l’ami de Dieu, exerceront sur les âmes si inquiètes des pauvres mondains une attraction plus irrésistible que celle de l’éloquence la plus entrainante.

 

2° Celui qui voudra ramener à Dieu une âme qui est malheureusement éloignée de Lui, doit préparer à l’avance, par des moyens indirects le succès des démarches directes qu’il a dessein de faire pour atteindre ce but.

il étudiera le caractère de la personne à qui  il veut fairedu bien, afin de se rendre compte de l’obstacle principal qui l’éloigne de Dieu, aussi bien que des bonnes inclinations par lesquelles il peut être plus facile de le ramener. Il mettra ensuite tous ses soins à détruire cet obstacle et à développer ces bonnes inclinations. Il usera de toutes sortes de prévenances et d’industries pour acquérir sur elle de l’influence, évitant tout ce qui pourrait lui être désagréable, allant au contraire au-devant de tous ses désirs, condescendant même, s’il se peut, à ses caprices dans les choses qui ne sont pas essentiellement mauvaises; faisant, en un mot, pour gagner cette âme, ce que font les apôtres de Satan pour perdre leurs malheureuses victimes.

On ne doit d’ordinaire hasarder une démarche directe que lorsque l’on s’est assuré, par ces moyens indirects, d’un point d’appui assez solide pour qu’elle porte coup, et qu’en tous cas elle ne puisse avoir un résultat contraire à celui qu’on a en vue. Quelquefois, avant de livrer cet assaut décisif, il faudra dévorer les ennuis d’un long siège. Mais quand on sait le prix d’une âme et qu’on est animé d’un vrai zèle, on ne croit jamais acheter trop cher une pareille conquête.

3° Il est des caractères plus ouverts, avec qui l’on peut agir- aussi avec plus d’ouverture et qui, sans être quelquefois plus disposés à correspondre aux efforts qu’on pourra faire pour les porter au bien, ne se montreront pas, du moins, blessés de ces efforts comme d’une insulte à leur dignité. Il en est d’autres que l’on rebuterait si l’on paraissait vouloir exercer sur eux de l’influence. Ce ne sont pas seulement les caractères fermes et entiers, ce sont encore surtout ces caractères faibles et défiants, qui tiennent d’autant plus à dissimuler aux autres leur faiblesse qu’ils peuvent moins se la dissimuler à eux-mêmes.

Avec les caractères entiers, on pourra exprimer avec franchise ses convictions, tout en protestant qu’on ne veut pas les leur imposer.

Avec les caractères défiants et faibles, qui ont besoin qu’on les pousse au bien et qui pourtant ne veulent pas être poussés, il faudra user de beaucoup d’adresse, tâcher d’obtenir d’eux des concessions graduelles qui les engagent à aller plus loin, et faire résulter de l’ensemble même des circonstances une sorte de nécessité qu’ils puissent subir sans être con traints de s’avouer qu’elle leur est imposée par une volonté étrangère.

Mais, en général, il faut se persuader que le bien que l’on pourra faire au prochain sera d’autant plus durable qu’il résultera davantage de sa propre initiative.

4 Mais une âme vraiment zélée ne se contentera pas d’exercer son zèle sur elle-même et sur les âmes auxquelles elle tient par des liens plus étroits: tous les chrétiens sont ses fréres, et il n’en est pas un seul auquel elle ne s’estime heureuse de faire du bien, dès que Dieu lui en fournira l’occasion et les moyens. Mais il est dans cette grande famille des membres plus nécessiteux, en faveur desquels elle emploiera de préférence les loisirs et les ressources dont elle pourra disposer. Elle se fera donc un bonheur de prendre part, soit par ses contributions pécuniaires, soit surtout par son action personnelle, aux oeuvres qui ont pour but le salut des âmes- C’est ce but qu’elle aura toujours en vue dans les soulagements corporels que sa charité la portera à donner aux indigents; et c’est surtout pour atteindre plus efficacement ce but qu’elle tâchera de s’unir, par les liens les plus intimes, avec les âmes qu’elle verra uniquement désireuses de l’atteindre.

5° Mais elle n’oubliera pas que, pour faire du bien aux âmes qu’elle veut soulager et à celles mêmes que ses secours ne peuvent atteindre, elle a un moyen bien autrement puissant que ne peuvent l’être ses aumônes ou ses exhortations: c’est la prière. C’est donc surtout par la prière qu’un Chrétien embrasé du zèle des âmes s’efforcera de leur faire une sainte violence et d’écarter les dangers qui les menacent C’est par les soupirs et les pleurs qu’il se dédommagera de l’impossibilité où il est de faire tout le bien qu’il voudrait faire, et qu’il arrachera au coeur de Dieu ces grâces efficaces qu’il ne lui fait peut-être attendre que pour les lui accorder avec plus de mérite. Ses prières ne se borneront pas au cercle de sa famille ou même à l’enceinte de la cité qu’il habite: elles s’étendront à toutes les âmes qui sont dans le danger de se perdre, à celles surtout qui doivent dans la journée paraître devant le tribunal de leur Juge et qui sont l’objet de la touchante dévotion au Coeur agonisant de Jésus.

6’ Enfin, le zèle du Chrétien ira plus loin encore; au-delà de tous les intérêts particuliers des âmes, il verra un intérêt bien plus élevé, qui les renferme tous,et dont il fera le suprême objet de ses aspirations comme il a été le but suprême de tous les travaux et de tous les sacrifices de Jésus-Christ c’est l’intérêt de l’Eglise.

Un amour filial pour l’Eglise, tel est le caractère distinctif des enfants de Jésus-Christ. Cet amour les portera à accomplir avec soin ses préceptes, et à porter autant qu’ils le pourront leur prochain à les accomplir; à défendre ses instutions, à aimer tout ce qu’elle approuve, et à condamner tout ce qu’elle condamne; à vénérer tous les membres de la hiérarchie, chacun suivant son degré et dans leur subordination au Vicaire de Jésus-Christ; à juger favorablement leurs actes et à jeter un voile sur leurs faiblesses . Ce même amour pour l’Eglise leur fera ressentir vivement ses douleurs aussi bien que ses joies, et ne leur permettra de rester étrangers à aucun des événements qui la touchent; et, comme dans la prière ils ont un moyen efficace pour l’aider à vaincre ses ennemis et à écarter les dangers dont elle est continuellement assaillie, ils ne laisseront pas s’écouler un seul jour sans user de ce moyen et sans donner à cette mère de leurs âmes cette marque de leur reconnaissance pour tous les bienfaits dont ils sont redevables à son amour.

Tel est l’ordre suivant lequel se déploiera le zèle des Chrétiens. Qui ne voit tout ce qu’une âme animée de pareils sentiments aurait de forces pour lutter contre tous les entrainements du monde, et tout ce qu’elle ajouterait de mérites à chacune de ses journées et à ses oeuvres même les plus indifférentes, en les vivifiant par l’influence du zèle, la plus excellente de toutes les vertus ? Qui ne voit que, au lieu de végéter misérablement comme le font tant de chrétiens, cette âme posséderait la vie dans sa vérité et dans sa plénitude?

Faites donc cela, et vous vivrez : Hoc fac, et vives.

 

P Henri Ramière S.J

 

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Intentions du Pape

Universelle- Les victimes des catastrophes naturelles
Pour que les victimes des catastrophes naturelles reçoivent le soutien spirituel et matériel nécessaire
afin de reconstruire leur vie.

Missionnaire - L'engagement des chrétiens pour la paix
Pour que l'engagement des chrétiens en faveur de la paix soit l'occasion de témoigner du nom
du Christ à tous les hommes de bonne volonté.

 

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Prochaines retraites de Saint Ignace

 

 POUR HOMMES ET JEUNES GENS (à partir de 17 ans) :

 

 POUR DAMES ET JEUNES FILLES (à partir de 17 ans) :

 

 


 POUR HOMMES ET FEMMES (à partir de 17 ans) :

  • du dimanche 18 mars (11h) au vendredi 23 mars 2012 à 11h près de Poitiers
  • du dimanche 25 mars (11h) au vendredi 30 mars 2012 à 11h en Belgique près de Bruxelles
 
RETRAITE POUR GARÇONS
 
 RETRAITE POUR FILLES
 

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Voyage en Terre Sainte

Partez en TERRE SAINTE et JORDANIE avec M. l'abbé François POZZETTO   !

Du 08 au 19 mai 2012

A partir de 1895 €

Pension complète
Vol A/R Paris-Tel Aviv sur compagnie régulière
Circuit en autocar Grand Tourisme
Hébergement confortable en maisons religieuses
Excellent guide arabe chrétien
Messes sur les Lieux Saints
Rencontres avec des personnalités religieuses locales


Mardi 08 mai : PARIS - TEL AVIV- Voyage en car vers la JORDANIE - PETRA

Mercredi 09 mai : VISITE de PETRA – Exceptionnel : 200 ans de la découverte de Pétra !

Jeudi 10 mai : BETHANY , lieu probable du Baptême du Christ, le MONT NEBO , MADABA – Route vers NAZARETH

Vendredi 11 mai : CESAREE MARITIME – LE MONT CARMEL – ST JEAN D'ACRE

Samedi 12 mai : NAZARETH – Le LAC de TIBERIADE

Dimanche 13 mai : CANA – Le MONT THABOR – LE PUITS DE JACOB

Lundi 14 mai : EIN KAREM, lieu de la Visitation – BETHLEEM

Mardi 15 mai : JERICHO, Monastère de la Tentation – QUMRAN et les manuscrits de la Bible – BETHANIE, tombeau de Lazare – JERUSALEM

Mercredi 16 mai : JERUSALEM, la Vieille Ville – Procession des Latins au ST SEPULCRE – Visite de l' Ecole Biblique de Jérusalem

Jeudi 17 mai : JERUSALEM, le Mont Sion et le Mont des Oliviers – Heure d'adoration à GETHSEMANI

Vendredi 18 mai : JERUSALEM, le St SEPULCRE – Chemin de Croix médité sur la VIA DOLOROSA

Samedi 19 mai : JERUSALEM – EMMAUS ABU GOSH - Vol retour TEL AVIV – PARIS

 

Demandez le programme détaillé en vous adressant à l'agence ODEIA :


48 bd des Batignolles
75017 - PARIS
Tel. 01 44 09 48 68
E-mail : contact@odeia.fr
Site Internet : www.odeia.fr

 

 

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