Bulletin n°1 - Novembre 2002

Vous pouvez recevoir gratuitement (ou contre un don !) le bulletin complet, en nous communiquant votre adresse postale.

 

Marie est mer que nul n’épuise,
plus y trouve qui plus y puise.

Gauthier de Coincy (1177-1236)

 

Mot de l'abbé François Pozzetto, directeur de l'Oeuvre des Retraites

Chers anciens et futurs retraitants,

     Un nouveau bulletin ? Pas vraiment ? Plutôt une piqûre de rappel !

Au cours de la magnifique retraite des familles au Puy, en courant dans la nuit, j’ ai percuté un arbre et me suis blessé ; le médecin-retraitant présent m’a tout de suite parlé de tétanos et de rappel. Le vaccin était très loin…

Alors, je vous pose une question toute simple, de quand date votre vraie, c’est-à-dire au moins trois jours, dernière retraite ? Plus d’un an, alors il faut songer à une retraite bientôt…

Pour faciliter votre inscription nous avons multiplié les possibilités en 2003, sans oublier la retraite pour Messieurs à la fin de cette année. Les lieux : Paris, Lyon, le Sud-Ouest et le Sud-Est. En quelques heures, parfois beaucoup moins, vous pouvez être sur place ; nous vous attendons. Qui, nous ? Le Père Gérentet, le Père Grasset, l’abbé Cras et moi-même.

Nous sommes prêts à multiplier les retraites et les prédicateurs encore mais il nous faut remplir celles qui sont programmées.

J’ai trouvé deux belles maisons près de Paris et dans le Sud-Ouest ; à vos agendas, dès réception de ce courrier ; n’attendez pas pour prendre une décision salutaire, pour y entraîner beaucoup de parents et d’amis et aussi, s’il vous plait, pour vous inscrire vite.

Quant aux prédicateurs, ils vous attendent nombreux et prient pour vous.

Saint Avent et très belle fête de l’Immaculée.

 

Abbé François Pozzetto

Directeur de l’œuvre des Retraites

 

 

L'homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu, notre Seigneur et, par ce moyen sauver son âme. Et les autres choses qui sont sur la terre sont créées à cause de l'homme et pour l'aider dans la poursuite de la fin que Dieu lui a marquée en le créant. D'où il suit qu'il doit en faire usage autant qu'elles le conduisent vers sa fin
et qu'il doit s'en dégager autant qu'elles l'en détournent.
St Ignace de Loyola

 

 

 L'âme humaine est semblable à une eau très profonde dont la surface est plus ou moins agitée par les vents et les orages, mais les rides ou les profonds sillons qu'ils y creusent n'affectent point la profondeur : si peu qu'on descende au-dessous de cette agitation, on trouve le calme et le silence. Ainsi est-ce la surface de l'âme seulement qui est agitée par les sentiments et par les passions ordinaires, et c'est à la surface de nous-mêmes que nous avons l'habitude de vivre sans jamais descendre à ces profondeurs, où pourtant se passent les seuls événements, où ne règnent pas les ténèbres, mais une lumière qui vient de l'intérieur. Là les passions sont apaisées ; il n’y a même plus ces sentiments si vifs qui nous soulèvent et qui consument toutes nos forces. Mais si on sait y descendre, on s'aperçoit qu'on entre bien davantage dans la connaissance de tout, et l'émotion y est calme parce qu'elle est toujours illuminée de cette connaissance directe et sûre qui n'est pas effleurée du moindre doute, étant en contact avec l’Etre. Ces chemins très secrets sont ceux où passe la grâce, et si nous ne la rencontrons pas plus souvent, si son action en nous nous est si peu sensible, c'est que notre pied n'ose jamais s'aventurer dans ces chemins.

André Charlier