Ce n'est que feu, ce n'est que flamme

St Louis-Marie Grignion de Montfort, Cantique 131

 

Que partout ma langue publie
Pendant tous les jours de ma vie 
Les grandeurs du Saint Sacrement. 
Venez voir le Sauveur de nos âmes, 
Venez voir son Sacré-Cœur
Brûlant d'une divine ardeur :
Ce n'est que feu, ce n'est que flamme. 

Ce Coeur est ouvert à toute heure 
Pour se faire notre demeure
Et notre refuge assuré.
Il est à tous un rempart imprenable 
Où l'ennemi n'entre jamais.
C'est le Royaume de la paix 
Où l'on devient insurmontable.


Ô chrétiens, venez loin du monde 
Dans ce Coeur où tout bien abonde. 
Il est dans le Saint Sacrement.

Venez goûter dedans ce Coeur fidèle 
Plus de douceurs, plus de plaisirs 
Que le vôtre aura de désirs.
Ne craignez rien, Il vous appelle. 

Viens, pécheur, dans l'Eucharistie
Trouver la véritable vie
Avec toutes sortes de biens ;
Viens te cacher, te mettre en assurance
Au milieu de mon Sacré-Coeur,
Pour y rencontrer la douleur 
Et le pardon de ton offense.

Mon Saint Coeur devient toute chose 
A toute âme qui s'y repose.
Il donne, mais sans s'appauvrir, 
Il enrichit, il aide, il encourage ;
Sans cesse, il défend, il instruit;
Il aime, il embrasse et conduit ; 
Il est à tous tout sans partage.


Viens me voir, âme pure, 
Abandonne la créature,
Je t'attends au Saint Sacrement.
Entre en mon Coeur demeures-y cachée, 
Ne crains rien, car c'est ta maison. 
Savoures-y combien je suis bon,
À tout jamais, ma bien aimée.