Haine de Satan contre Jésus-Christ et son Eglise

par Jean Ousset


... Sur le terrain où nous nous situons maintenant, celui d’un combat plus concret, nous remarquons que les attaques de l’enfer auront, d’abord, pour but l’humanité en général, en tant que privilégié de l’Amour divin, l’ordre chrétien ensuite, plus strictement envisagé, l’Eglise Catholique enfin, plus directement vulnérable en ses membres, laïcs ou prêtres. Les prêtres surtout seront l’objet de la haine infernale, non seulement parce qu’ils sont par excellence, des chrétiens, mais parce qu’ils sont les hommes de la Messe.

La Messe est, en effet, le renouvellement de ce sacrifice du Calvaire par lequel, l’humanité étant réconciliée avec Dieu, l’ordre initial se trouve rétabli ainsi par une union nouvelle, en quelque sorte, du naturel et du surnaturel : union qu’avait détruite et comme refusée nos premiers parents.

L’oubli de ces vérités fondamentales, écrit le R.P. Fahey, rend difficile aux gens qui ne lisent que les journaux et fréquentent le cinéma, de comprendre la haine de la Messe et du sacerdoce montrée par la Révolution, maçonnique ou communiste, en Espagne, au Mexique ou ailleurs. La formation donnée à Moscou ne suffit pas à la justifier...”

Aussi bien, n’est-il pas inutile de savoir distinguer ce que Satan avait en vue par la crucifixion de Notre Seigneur et le but qu’il poursuit, maintenant, en provoquant et dirigeant les attaques contre ceux qui célèbrent la Messe et ceux qui y assistent.

Satan poussa les chefs du peuple juif à se débarrasser de notre Seigneur, car il avait conscience de la présence, en l’homme Jésus-Christ, d’une exceptionnelle intensité de cette vie surnaturelle qu’il déteste ; mais certes, il ne voulait pas et ne pensait pas entrer dans l’ordre divin du plan de la Rédemption. Son orgueil l’empêcha de comprendre le mystère d’un Amour allant jusqu’à la divine folie d’une immolation sur la Croix. Les démons ne savaient pas, en effet, que l’acte de soumission du Calvaire signifiait le retour à l’ordre divin, par la restauration de la vie surnaturelle de la grâce pour le genre humain.

St Paul insiste pour dire que si (les démons) l’avaient su, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de la Gloire. Et St Thomas : Si les démons avaient été absolument sûrs que notre Seigneur était le Fils de Dieu et s’ils avaient su d’avance les effets de sa passion et de sa mort, ils n’auraient jamais fait crucifier le Seigneur de la Gloire.

Mais si les démons ne comprirent que trop tard le sacrifice du calvaire, ils sont par contre parfaitement avertis de la signification de la Messe. Dès lors, on devine leur rage. Tous leurs efforts sont dirigés en vue d’en empêcher sa célébration. Mais ne pouvant en finir totalement avec cet acte unique d’adoration convenable, Satan essaiera de le limiter aux esprits et aux coeurs d’aussi peu d’individus que possible.

Et cette lutte durera jusqu’à la fin des temps.


Extrait de "Pour qu’Il règne", de Jean Ousset, "le" livre qui permet de comprendre la doctrine sociale de l’Eglise ainsi que l’origine du combat que mène les révolutionnaires contre son influence. Indispensable pour celui qui veut comprendre une fois pour toute l’ampleur du combat entre ces deux cités dont parle Saint Augustin.