La Communion, sacrement des vivants

Le pape rappelle que l’on ne peut pas communier en état de péché mortel



Le 13 mars, le pape Jean-Paul II a rappelé dans un message aux prêtres ayant participé au cours sur le « for interne » au Vatican, que selon la doctrine de l’Eglise, aucune personne consciente d’être en état de péché mortel, ne peut communier.

Le pape rappelle tout d’abord que les passages de l’Evangile proposés par la liturgie du carême montrent Jésus qui convertit la Samaritaine, qui guérit l’aveugle-né, qui ressuscite Lazare. « Son regard pénétrant, sa parole et son jugement d’amour éclairent la conscience de ceux qu’ils rencontrent, provoquant en eux la conversion et un profond renouvellement », écrit-il.

« Nous vivons dans une société qui semble souvent avoir perdu le sens de Dieu et du péché. L’invitation du Christ à la conversion, qui suppose la confession consciente de ses péchés et la demande de pardon et de salut, devient donc plus urgente, dans ce contexte », explique le Saint-Père.

Le pape rappelle que dans la « tradition de l’Eglise » le sacrement de la réconciliation a toujours été étroitement associé à l’Eucharistie.

« Dans le rite de la Sainte Messe de nombreux éléments soulignent cette exigence de purification et de conversion », écrit-il.

« Seul celui qui a la conscience sincère de ne pas avoir commis un péché mortel peut recevoir le corps du Christ », déclare le pape, en rappelant que ceci était l’enseignement du Concile du Trente et continue d’être « l’enseignement de l’Eglise aujourd’hui encore ». Le pape cite le Catéchisme de l’Eglise Catholique, n. 1385, ainsi que l’enclyclique Ecclesia de Eucharistia, n. 36-37.

Le Catéchisme de l’Eglise Catholique précise la différence entre « péché véniel » et « péché mortel » (cf. CEC, 1854-1864).

Jean-Paul II encourage les prêtres à célébrer l’Eucharistie « avec un cœur pur et un amour sincère ». Il les exhorte à prêcher la « doctrine correcte » concernant « la nécessité du sacrement de la Réconciliation pour pouvoir communier, lorsque l’on est conscient de ne pas être dans la grâce de Dieu ».

Le pape demande en même temps aux prêtres d’encourager les fidèles « à recevoir le corps et le sang du Christ pour être purifiés des péchés véniels et des imperfections ».